Les journalistes sportifs écrivent beaucoup de conneries, alors imaginez les apprentis journalistes sportifs ! Le tout est de battre sa coulpe de temps à autre. Elle est à toi cette belle excuse, toi Seb Buemi qui sans façon, avec tes résultats solides m’a fait passer un c..(air connu).
Il y a un an de cela j’avais émis de vives doutes sur la promotion de Sebastian Buemi en formule 1 . « Simple produit Red Bull au palmarès vierge de tout trophée » résumait assez bien ma vision du pilote suisse. Une saison de Grand Prix plus tard, impossible de nier les faits : Buemi a sa place sur la grille en 2010. Toro Rosso n’a d’ailleurs pas tardé à le confirmer pour l’année qui s’annonce. Bien avant les autres sociétaires du fond de grille.
Battre son coéquipier plus expérimenté sans coup férir et inscrire des points, l’entrée en matière aurait du me mettre la puce à l’oreille. Par la suite, le natif d’Aigle a fait front avec l’écurie quand Bourdais ne cessait de s’éparpiller, trop occupé qu’il était à se plaindre de sa monoplace. Résultat : une domination méthodique (embarrassante ?) de Buemi aussi bien en qualifs (7 fois devant en 9 GP) qu’en course (3 unités contre 2). Une fois le Français gentiment débarqué après l’épreuve européenne, Buemi a du endosser le rôle de leader d’écurie, à 21 ans seulement et avec une demi-saison de f1 pour seule expérience. Il n’eut aucune difficulté à croquer le coup de pub Alguermachin et inscrivit même des points lors des deux dernières course de l’année. Cependant, il lui reste encore une belle marge de progression. Tantôt transparent (Bahreïn, Grande-Bretagne), tantôt brouillon (Monaco), il devra faire preuve de plus de régularité pour se voir ouvrir les portes d’équipes plus huppées.
Le Grand Prix du Japon, de retour sur le magnifique tracé de Suzuka après 3 ans d’absence, résume assez bien la saison de Buemi. Chaud bouillant dès le vendredi matin sur un tracé qu’il découvre, il est 5ème en Q1. Il effectue un nouveau tour somptueux en Q2 qui lui offre un sésame pour la dernière partie de la séance de la qualification. Une séance qu’il regardera depuis les stands car l’impétueux a entre-temps bêtement encastré sa Toro Rosso dans un mur.
Promis Seb, en 2010 j’attendrai (un peu) avant de dire des bêtises.
